
REER, CELI, Sécurité de la vieillesse et RRQ — ce qui change vraiment quand tu deviens non-résident, et comment protéger ton patrimoine.
Le guide continue plus bas
Beaucoup d'expatriés francophones gagnent un excellent revenu dans des pays à faible fiscalité, mais laissent leurs comptes canadiens en pilote automatique. Résultat : retenues d'impôt évitables, double imposition, prestations perdues.
Ce guide explique les règles essentielles pour chacun des quatre grands régimes — et comment les utiliser à ton avantage plutôt que les subir.
Le facteur décisif : la convention fiscale entre le Canada et ton pays de résidence. La choisir, c'est déjà optimiser.
Retenue d'impôt à la source pour les non-résidents
Taux réduit possible sur les versements FERR (convention)
Résidence minimale au Canada pour exporter la SV
Bonification maximale en reportant la SV à 70 ans
Le jour où tu deviens non-résident, ta relation avec ton institution canadienne change de nature — même si personne ne t'appelle pour te le dire.
Les conseillers au Canada détiennent des permis provinciaux. Ton conseiller à la caisse ou à la banque n'a tout simplement plus le droit de te conseiller une fois que tu vis à Dubaï, à Mexico ou à Lisbonne. Ce n'est pas de la mauvaise volonté : c'est réglementaire. Personne ne comprend ta situation — et ta banque ne peut pas « dealer » avec des non-résidents.
Concrètement, voici ce qui arrive :
Compte restreint en « détention seulement » : Tu peux vendre, mais plus acheter ni rééquilibrer.
Fermeture pure et simple : Plusieurs institutions ferment les comptes des non-résidents, avec un délai pour liquider ou transférer.
Plus personne ne comprend ta situation : Ton conseiller ne peut plus te faire de recommandations — et il ne connaît ni la fiscalité de ton pays d'accueil, ni les conventions, ni ta nouvelle devise de vie.
Le pilote automatique : Ton portefeuille reste figé, souvent dans des fonds maison à frais élevés, pendant des années.
Idée clé
Le problème n'est pas que ton argent est « pris ». C'est qu'il n'est plus géré. Un portefeuille de 400 000 $ laissé sans stratégie pendant 10 ans, c'est le coût d'opportunité le plus cher de ton expatriation.
Ton compte est en « détention seulement » — ou plus personne ne s'en occupe?
Vérifier mon éligibilité →Deux familles : ce que tu as épargné, et ce que l'État te versera. Les règles de non-résidence diffèrent pour chacune.
Ton épargne personnelle
Régime enregistré d'épargne-retraite
Conservable et reportable. Retrait imposé à 25 % (réductible à 15 % sur versements périodiques de FERR via convention).
Compte d'épargne libre d'impôt
Conservable, mais plus de cotisations. Souvent réimposé par le pays d'accueil — l'avantage canadien peut disparaître.
Compte de courtage ordinaire
« Disposition réputée » au départ (impôt sur le gain latent), puis plus aucun impôt canadien sur les gains futurs de titres cotés. Le compte fait pour être restructuré.
Tes pensions publiques
La pension fédérale
Dès 65 ans. Exportable si ≥ 20 ans de résidence. Récupérée au-delà d'un certain revenu (clawback).
La rente provinciale (Québec)
Basée sur tes cotisations. Versée à vie, partout dans le monde, sans condition de résidence.
À retenir
Pour les pensions et retraits enregistrés, la retenue par défaut des non-résidents est de 25 % — une convention fiscale peut la réduire. Le non enregistré joue dans une autre ligue : impôt au départ, puis 0 % côté canadien sur les gains futurs. Et ta propriété? Elle a son propre chapitre.

Régime enregistré d'épargne-retraite — conserver, retirer, optimiser
Bonne nouvelle d'abord : tu peux conserver ton REER et le laisser fructifier à l'abri de l'impôt au Canada, même non-résident. Aucune obligation de le fermer en partant. Tout se joue au moment du retrait.
Retrait en non-résident : retenue de 25 % prélevée à la source, au lieu du barème progressif des résidents. C'est généralement ton obligation fiscale finale au Canada.
Taux réduit à 15 % possible sur les versements périodiques d'un FERR, sous certaines conventions — lorsque les versements annuels ne dépassent pas le plus élevé de : 2× le minimum, ou 10 % de la valeur du FERR au 1er janvier.
Retraits forfaitaires (en bloc) : ils restent à 25 %. Seuls les versements périodiques profitent du taux réduit.
Pays source : pour plusieurs conventions (ex. Canada-France), les revenu de pension ne sont imposables qu'au Canada — utile contre la double imposition.
Garder ≠ laisser dormir : à l'intérieur du REER, tu peux détenir des actifs américains et internationaux, sortir des fonds à 2 %+ de frais, et aligner la répartition sur ta vraie vie. Le compte reste canadien, mais le portefeuille, lui, devient mondial — et travaille en attendant le décaissement à 15 %.
Coût d'un retrait de 100 000 $ selon le taux applicable
| Type de retrait | Taux standard | Taux réduit (convention) |
|---|---|---|
| Retrait unique (REER) | 25 % = 25 000 $ | — |
| Versements périodiques (FERR) | 25 % | 15 % = 15 000 $ · économie : 10 000 $ |
Retrait unique (REER)
Versements périodiques (FERR)
Idée clé : Le timing des retraits et le statut de résidence au moment du retrait changent tout l'impôt payé. Garder le compte au Canada ne veut pas dire le laisser dormir.
Compte d'épargne libre d'impôt — la section « pièges »
Tu peux garder un CELI existant : la croissance reste à l'abri de l'impôt au Canada. Mais le CELI n'est pas reconnu comme « libre d'impôt » par la plupart des pays d'accueil (la France, les États-Unis et d'autres l'imposent). L'avantage fiscal canadien peut donc être annulé par le fisc local.
Aucun nouveau droit de cotisation ne s'accumule tant que tu es non-résident (plafond 2026 : 7 000 $/an — mais réservé aux résidents).
Cotiser en étant non-résident = pénalité de 1 % par mois sur le montant cotisé, jusqu'au retrait.
Les retraits du CELI ne subissent aucune retenue canadienne — c'est le seul des cinq comptes dans ce cas.
Retirer, puis restructurer : si ton pays l'impose, qu'il performe peu, et que le CAD n'est plus ta devise, retirer et restructurer à l'international — dans ta devise, avec un vrai suivi — vaut souvent mieux. Si tu reviens un jour au Canada, tes droits de cotisation se réajustent l'année suivant le retrait.
CELI en tant que non-résident — l'essentiel
| Situation | Conséquence |
|---|---|
| Droits de cotisation | Aucun nouveau droit accumulé |
| Cotisation en non-résident | Pénalité de 1 % par mois |
| Retrait | Aucune retenue canadienne |
Droits de cotisation
Cotisation en non-résident
Retrait
⚠ PIÈGE MAJEUR
Le CELI n'est pas reconnu comme « libre d'impôt » par la plupart des pays d'accueil (la France, les États-Unis et d'autres l'imposent comme un compte ordinaire). L'avantage fiscal canadien peut donc être annulé par le fisc local. À vérifier impérativement selon le pays de résidence.
L'impôt de départ, puis la liberté. C'est le compte le plus mal compris du départ. Deux règles se suivent — et ensemble, elles racontent une histoire complète.
Règle 1 — Au départ : la disposition réputée
Le jour où tu quittes, l'ARC considère que tu as « vendu » tes placements non enregistrés à leur juste valeur marchande — même si tu n'as rien vendu. Le gain accumulé s'ajoute à ta dernière déclaration de résident.
Exemple chiffré
Marc-André quitte Montréal avec 400 000 $ en compte non enregistré
Son portefeuille contient 150 000 $ de gain latent. Disposition réputée : gain de 150 000 $, dont 50 % imposable = 75 000 $ ajoutés à son revenu de l'année du départ. À un taux marginal d'environ 50 %, c'est ≈ 37 500 $ d'impôt.
Il peut payer immédiatement — ou reporter le paiement en fournissant une garantie à l'ARC (choix T1244), sans intérêt.
! À ne pas oublier
La disposition réputée s'applique que tu vendes ou non. La question n'est donc pas « comment l'éviter » — c'est « qu'est-ce que je fais de ma liberté une fois l'impôt de départ réglé ».
Règle 2 — Après le départ : tes titres ne sont plus des BCI
Une fois non-résident, tes titres cotés en bourse ne sont plus des « biens canadiens imposables ». Traduction : les gains en capital futurs sur ces titres ne sont plus imposables au Canada. Ton prix de base a été réinitialisé au moment du départ.
Idée clé
L'impôt de départ s'applique de toute façon. Une fois ta base réinitialisée, garder exactement le même portefeuille n'a plus aucune justification fiscale : restructurer ne coûte rien de plus côté canadien. C'est LE moment de repartir sur des bases propres :
viser de meilleurs rendements (sortir des fonds à frais élevés),
retrouver du service avec un conseiller qui a le droit de te parler,
et commencer à investir dans ta nouvelle devise de référence.
Ce que le Canada retient encore (et ce qu'il ne retient plus)
Gains en capital sur titres cotés : 0 % en non-résident.
Dividendes de sociétés canadiennes : Retenue de 25 %, souvent réduite à 15 % par convention.
Intérêts (sans lien de dépendance) : Généralement aucune retenue.
Portefeuille restructuré sans actifs canadiens : Aucune retenue canadienne du tout.
Du non enregistré qui dort et qui pourrait être restructuré?
Vérifier mon éligibilité →Contrairement à tes titres cotés, ta propriété reste un bien canadien imposable (BCI) — imposable au Canada même après ton départ. La connaître avant, c'est éviter de te faire geler le quart du prix de vente.
L'exemption de résidence principale : Couvre les années où c'était ta résidence principale, plus une (la règle du « +1 »). Les années après ton départ accumulent du gain imposable.
Le certificat de conformité (T2062) : À demander à l'ARC au plus tard 10 jours après la vente — idéalement avant. Avec lui, la retenue se calcule sur le gain estimé.
Sans certificat : L'acheteur doit retenir 25 % du prix de vente brut — pas du gain. Sur une vente de 700 000 $, c'est 175 000 $ gelés, parfois pendant plus d'un an.
La déclaration canadienne : De l'année suivante permet de calculer l'impôt réel et de récupérer l'excédent retenu.
Exemple chiffré
Julie vend son condo de Montréal, 3 ans après son départ pour le Mexique
Vendu 700 000 $, acheté 400 000 $ → gain de 300 000 $ sur 15 ans de détention, dont 12 comme résidence principale. Exemption : (12+1)/15 = 260 000 $ exonérés. Gain imposable : 40 000 $, dont 50 % = 20 000 $ ajoutés au revenu.
Avec T2062 : retenue calculée sur le gain. Sans : 25 % × 700 000 $ = 175 000 $ retenus en attendant la déclaration — pour un impôt réel d'une fraction de ça.
! Erreur fréquente
Vendre sans savoir que le statut de non-résident change tout — le notaire retient, l'argent gèle, et personne ne t'avait prévenu. Le T2062 se prépare avant de signer.
La vente d'une propriété, c'est le plus gros événement de liquidité de ton expatriation. Et c'est là que la plupart des gens improvisent. Le scénario classique : 500 000 $, 600 000 $, 700 000 $ atterrissent d'un coup dans un compte chèque canadien. Et ils y restent. Regarde ce que cet argent est en train de faire :
Aucun abri fiscal à préserver — ce n'est ni un REER ni un CELI. Rien ne le retient au Canada.
100 % en dollars canadiens — la devise d'un pays où tu ne vis plus.
Dans une institution qui ne peut pas te conseiller — retour au compte gelé.
Hors de toute planification successorale — au Québec, pas de désignation de bénéficiaire possible sur un compte non enregistré.
C'est le candidat parfait pour la structure internationale : investi en devises fortes, en architecture ouverte, avec un conseiller qui a le droit de te servir — et une succession réglée par désignation de bénéficiaires.
Tu viens de vendre — ou tu t'apprêtes à vendre?
Cet argent que tu ne veux pas laisser dormir au Canada, c'est maintenant qu'il se structure. C'est LA fenêtre.
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Ton portefeuille a une devise. Ta vie en a une autre.
Tu gagnes en AED, en USD ou en pesos mexicains. Et pendant ce temps, 100 % de ton patrimoine dort en dollars canadiens — la devise d'un pays où tu ne vis plus. Le huard n'est pas une monnaie stable : sur 25 ans, il a valu entre ≈ 0,62 $ US et plus de 1,00 $ US. Sur un portefeuille de 500 000 $, c'est plus de 100 000 $ de variation — sans qu'un seul placement ait bougé.
Garder 100 % de son patrimoine en CAD à l'étranger, ce n'est pas de la prudence : c'est une position de change non gérée.
Ta devise de référence, c'est celle dans laquelle tu vas réellement dépenser ta retraite. La stratégie n'est pas de tout convertir demain matin — c'est d'aligner progressivement ton portefeuille sur ta vraie vie :
identifier ta (ou tes) devise(s) de dépense future,
diriger les nouveaux investissements vers cette devise,
et convertir l'existant par étapes, pour lisser le taux de change au lieu de le subir en bloc.
— Et si ta devise locale est volatile? (MXN, IDR, THB…)
La stratégie se fait en deux poches : le cash de vie (6 à 24 mois de dépenses) en devise locale, et le patrimoine long terme en devises fortes (USD, EUR, CAD) via une structure multidevises — qui convertit vers ta devise locale au fil des besoins, pas d'un coup.
Compte par compte, le verdict — pour savoir si ça vaut la peine ou non.
Garder, mais le faire travailler. Le sortir = tout encaisser à 25 %. Aucun intérêt. On le garde au Canada, on optimise ce qu'il contient (répartition mondiale, frais, devises des actifs), et on planifie le décaissement périodique à 15 %.
Imposé localement + rendements faibles + CAD qui n'est plus ta devise → retirer et restructurer. Retour au Canada probable à moyen terme → peut valoir la peine de le garder (tes droits se réajustent de toute façon après retrait).
Base fiscale réinitialisée au départ, institution qui ne peut plus te servir, zéro impôt canadien sur les gains futurs : c'est le compte fait pour être rebâti à l'international, dans ta devise de référence.
Aucun abri fiscal à préserver, aucune raison de le laisser en CAD dans un compte chèque. Le candidat parfait pour bâtir la structure internationale.
Ce sont des rentes, pas des comptes. Elles te suivent.
Le fil conducteur
Ce qui est enregistré reste au Canada et s'optimise de l'intérieur. Ce qui est libre se restructure à l'international. Et les pensions, elles, voyagent toutes seules.
Ta banque canadienne ne peut plus te servir, et ta banque locale — selon le pays — n'offre ni la solidité, ni la protection, ni le conseil dont ton patrimoine a besoin. Alors il vit où, ton argent?
La réponse existe depuis des décennies pour les expatriés du monde entier : les plateformes d'investissement internationales, domiciliées dans des juridictions bâties précisément pour ça.
L'Île de Man, c'est quoi?
Une dépendance de la Couronne britannique en mer d'Irlande, autonome depuis plus de mille ans. Ce n'est pas un « paradis fiscal » opaque : c'est un centre financier spécialisé, réglementé par la IOMFSA, transparent (normes OCDE), dont le métier est de servir les expatriés. Tes actifs y sont détenus en ségrégation — séparés du bilan de l'institution.
Aa3
Note de crédit Moody's — richesse élevée, dette très faible, réserves substantielles.
OCDE
Cote de conformité maximale en transparence fiscale.
1 000+
Le Tynwald, plus ancien parlement au monde en activité continue.
Pourquoi c'est primordial pour un Québécois expatrié
1.La solidité juridictionnelle
Ton patrimoine n'a pas à dépendre du système bancaire local : assurance-dépôts limitée, contrôles de capitaux possibles, recours juridiques incertains. Tes actifs vivent dans une juridiction stable; toi, tu vis où tu veux.
2.La portabilité
Dubaï aujourd'hui, Mexico demain, Lisbonne après. La structure te suit à chaque déménagement : tu changes d'adresse, pas de plan.
3.Le multidevises
CAD, USD, EUR, GBP — et d'autres — dans un même compte : détenir, encaisser et déclarer dans plusieurs devises, changer de devise de base sans frais.
4.L'architecture ouverte
Un conseiller de banque vend les fonds de sa banque — c'est son mandat. Une structure à architecture ouverte donne accès à l'ensemble du marché : ETF, fonds de toutes les grandes maisons, titres directs. C'est la différence entre un vendeur et un allié.
! Nuance importante
Une structure internationale ne sert pas à « cacher » quoi que ce soit. Tout est déclaré, transparent et conforme. Son rôle : la solidité, la portabilité, le service — et la succession.
Tu as bâti le patrimoine. Reste la question que presque personne ne règle : qu'est-ce qui se passe s'il t'arrive quelque chose?
Le problème : trois systèmes juridiques qui se contredisent
L'homologation (probate) dans chaque pays. Chaque institution exige la validation du testament par les tribunaux locaux avant de libérer les actifs — des procédures parallèles, des comptes gelés pendant des mois, parfois des années.
Plusieurs testaments, pas toujours reconnus. Il faut souvent un testament par juridiction, et certains pays ne reconnaissent tout simplement pas un testament étranger.
Des règles locales par défaut. Dans plusieurs pays d'accueil, des règles de succession forcée ou de partage par défaut peuvent s'appliquer — ton conjoint n'hérite pas nécessairement de ce que tu penses.
Et au Québec : impossible de désigner un bénéficiaire sur un compte non enregistré — il passe par la succession et l'homologation, point.
Ce que change la structure sur l'Île de Man
La common law anglaise ne connaît aucun concept de succession forcée : tu transmets à qui tu veux. La désignation de bénéficiaires permet de transférer le portefeuille directement aux personnes que tu as nommées, sans homologation, sans vente forcée des actifs.
Idée clé
Ta succession devient portable, elle aussi : tu décides qui reçoit quoi, en combien de temps, et sans tribunaux — peu importe le pays où tu vis ce jour-là. Pour un nomade, c'est aussi important que le rendement.
Finances éparpillées entre deux ou trois pays, aucun plan d'ensemble?
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SV / PSV — la pension fédérale
Pension fédérale versée dès 65 ans, imposable, financée par l'impôt (aucune cotisation requise). En 2026, le maximum est d'environ 740 $/mois (65-74 ans) et 814 $/mois (75 ans et +), indexé chaque trimestre.
Critère de résidence : si tu vis au Canada, 10 ans après 18 ans ; si tu vis à l'étranger, il faut avoir résidé au moins 20 ans au Canada après 18 ans pour continuer de la recevoir hors du pays.
Pension partielle : la pleine SV demande 40 ans de résidence. En dessous, tu reçois 1/40 par année (20 ans = 50 %, 30 ans = 75 %, 40 ans = 100 %).
Les accords de sécurité sociale entre le Canada et certains pays peuvent aider à atteindre le seuil de 20 (ou 40) ans.
Retenue des non-résidents de 25 % (sauf réduction par convention).
Impôt de récupération (clawback) : 15 cents par dollar au-dessus du seuil. Pour juillet 2026 – juin 2027 (revenu 2025) : début à 93 454 $, SV entièrement récupérée à 152 062 $ (65-74 ans) ou 157 923 $ (75 ans et +).
Report possible jusqu'à 70 ans : +0,6 % par mois, soit +36 % maximum. Levier clawback : étaler les retraits REER, réaliser les gains une autre année, ou utiliser le CELI pour rester sous le seuil.
Le SRG cesse après 6 mois hors du Canada — non exportable.
Seuils de récupération (clawback) — juillet 2026 à juin 2027 (revenu 2025)
| Tranche d'âge | Début de récupération (15 ¢/$) | Récupération totale |
|---|---|---|
| 65 à 74 ans | 93 454 $ | 152 062 $ |
| 75 ans et + | 93 454 $ | 157 923 $ |
65 à 74 ans
75 ans et +
La rente provinciale des Québécois
Les Québécois cotisent au RRQ (et non au RPC/CPP du reste du Canada). En 2026, la rente maximale à 65 ans est d'environ 1 508 $/mois ; la rente moyenne réellement versée tourne autour de 770 $/mois, car peu de gens cotisent au maximum toute leur carrière.
Versée à vie, partout dans le monde, sans limite de durée — par dépôt direct dans de nombreux pays.
Montant basé sur les cotisations versées depuis 18 ans ; le calcul exclut l'équivalent des 7 années les plus faibles, et remplace environ 25 % du salaire moyen de carrière.
Demande possible dès 60 ans (rente réduite), normale à 65 ans, bonifiée jusqu'à 72 ans. L'âge fixe le montant à vie : −0,6 %/mois avant 65 ans (jusqu'à −36 % à 60 ans), +0,7 %/mois après (jusqu'à +58,8 % à 72 ans).
Retenue des non-résidents de 25 % (sauf convention). La rente est imposable ; en non-résident, pas de retenue provinciale — c'est l'ARC qui fixe le taux.
Il faut présenter sa demande à Retraite Québec (si la carrière a été au Québec). Le NR5 (tous les 5 ans) permet de réduire la retenue quand c'est avantageux.
Reporter le RRQ est souvent le placement « sans risque » le plus rentable : si tu es en bonne santé et que le CELI/REER couvre tes premières années. Le point d'équilibre se situe souvent vers 82-84 ans.
Âge de la demande et impact sur la rente RRQ
| Âge de la demande | Indice (base 65 ans = 100) | Montant indicatif (base 1 000 $/mois) |
|---|---|---|
| 60 ans | 64 | ≈ 640 $/mois |
| 65 ans | 100 | 1 000 $/mois |
| 70 ans | 142 | ≈ 1 420 $/mois |
| 72 ans | 159 | ≈ 1 588 $/mois |
60 ans
65 ans
70 ans
72 ans
Le fil conducteur : coordonner REER, CELI, non enregistré, SV et RRQ comme un seul plan — pas cinq décisions isolées. C'est là que se gagnent (ou se perdent) des dizaines de milliers de dollars sur une retraite.
1.L'ordre de décaissement.
Vider d'abord le CELI (neutre et invisible au revenu), puis le REER/FERR à taux contrôlé, en gardant les pensions publiques pour la fin — elles se bonifient en attendant.
2.Convertir le REER en FERR.
Pour accéder à la retenue réduite de 15 % sur les versements périodiques (sous convention), plutôt que 25 % sur un retrait forfaitaire.
3.Piloter le clawback de la SV.
Lisser les retraits, décaler la réalisation de gains, et utiliser le CELI pour générer du cash sans gonfler le revenu net qui déclenche la récupération.
4.Reporter les rentes.
Si la santé et l'épargne le permettent, repousser SV (jusqu'à 70) et RRQ (jusqu'à 72) augmente un revenu garanti et indexé à vie.
5.Le NR5 et le bon pays.
Remplir le NR5 pour réduire la retenue quand ton taux réel est inférieur, et privilégier un pays de résidence avec convention fiscale.
Les bonnes décisions se prennent avant de changer de résidence.
6 à 12 mois avant le départ
Vérifier la convention fiscale du pays cible · planifier l'ordre des retraits · décider du sort du CELI · cristalliser/organiser les comptes non enregistrés (disposition réputée) · confirmer la politique non-résident de ton courtier.
Au moment du départ
Informer ses institutions financières du statut de non-résident · informer Service Canada / Retraite Québec et donner l'adresse à l'étranger · produire la déclaration de départ (T1243/T1244 au besoin).
Chaque année après
Déclarer son revenu mondial à l'ARC (OASRI pour la SV) · remplir le NR5 si avantageux · réviser la stratégie de décaissement, la répartition et la transition de devise.
Si tu vends une propriété au Canada
Préparer le certificat T2062 avant de signer · calculer l'exemption de résidence principale (années +1) · planifier où vivra le produit de la vente.
À l'approche de 60-65-70 ans
Décider du moment de demander RRQ et SV · présenter les demandes (ISP-3550 / ISP-5054, Retraite Québec) · arbitrer report vs encaissement.
Le réflexe à garder
Une fois non-résident, certaines portes se ferment (cotisations, cristallisation). Séquencer les décisions avant le départ vaut souvent plus que n'importe quel rendement.
Encaisser tout son REER l'année du départ en étant encore résident — taux marginal au lieu de 25 %.
Continuer à cotiser au CELI en non-résident — pénalité de 1 %/mois.
Croire le CELI « libre d'impôt » partout — il est souvent réimposé localement.
Laisser son compte non enregistré en pilote automatique après le départ — base réinitialisée, zéro raison fiscale de garder le même portefeuille.
Vendre sa propriété sans certificat T2062 — 25 % du prix de vente brut gelés en attendant.
Ignorer le seuil des 20 ans de résidence pour la SV — risque de perdre la pension à l'étranger.
Oublier de déclarer son revenu mondial — interruption de la SV et récupération mal calculée.
S'installer dans un pays sans convention — double imposition et retenue pleine.
Partir sans plan successoral international — homologation dans plusieurs pays et règles locales par défaut.
Dois-je fermer mes comptes en partant?
Non. REER, FERR et CELI peuvent rester ouverts. Ce sont les retraits et les cotisations qui sont encadrés. Le non enregistré, lui, dépend de la politique de ton institution — vérifie avant de partir.
Mon courtier peut-il vraiment restreindre ou fermer mon compte?
Oui. Plusieurs institutions passent les comptes des non-résidents en « détention seulement » ou les ferment avec un délai pour liquider ou transférer. C'est réglementaire, pas personnel.
Vais-je recevoir ma SV et mon RRQ à l'étranger?
Le RRQ, oui, à vie et partout. La SV, oui si tu as ≥ 20 ans de résidence au Canada après 18 ans (ou via un accord de sécurité sociale).
Comment réduire la retenue de 25 %?
Vivre dans un pays avec convention, convertir le REER en FERR (versements périodiques), et remplir le NR5 si ton taux réel est plus bas.
Tu t'es reconnu quelque part?
Alors contacte-nous. C'est exactement ce qu'on règle.
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Coche chaque étape au fur et à mesure de ta préparation.
| REER / FERR | CELI | Non enregistré | SV | RRQ | |
|---|---|---|---|---|---|
| Peut-on le conserver ? | Oui — reste ouvert et fructifie | Oui — mais aucune cotisation | Souvent restreint ou fermé par l'institution | Si résidence ≥ 20 ans après 18 ans | Si cotisations versées au Québec |
| Retenue non-résident | 25 % (↓ 15 % versements périodiques FERR si convention) | Aucune retenue canadienne | 0 % sur gains de titres cotés; 25 % sur dividendes (↓ convention) | 25 % (sauf convention) | 25 % (sauf convention) |
| Exportable ? | Oui — retraits depuis l'étranger | Oui — retraits libres | Oui — transférable et restructurable à l'international | Oui si ≥ 20 ans (ou accord sécurité sociale) | Oui — à vie, partout |
| Montant 2026 | Selon ton épargne | Selon ton épargne | Selon ton épargne | ≈ 740–814 $/mois max | ≈ 1 508 $/mois max ; ≈ 770 $ moyen |
| Piège principal | Timing des retraits vs statut de résidence | Souvent réimposé par le pays d'accueil | Disposition réputée au départ; pilote automatique ensuite | Récupération dès 93 454 $ ; SRG cesse après 6 mois | Pas de retenue provinciale — l'ARC fixe le taux |
Oui — reste ouvert et fructifie
Oui — mais aucune cotisation
Souvent restreint ou fermé par l'institution
Si résidence ≥ 20 ans après 18 ans
Si cotisations versées au Québec
25 % (↓ 15 % versements périodiques FERR si convention)
Aucune retenue canadienne
0 % sur gains de titres cotés; 25 % sur dividendes (↓ convention)
25 % (sauf convention)
25 % (sauf convention)
Oui — retraits depuis l'étranger
Oui — retraits libres
Oui — transférable et restructurable à l'international
Oui si ≥ 20 ans (ou accord sécurité sociale)
Oui — à vie, partout
Selon ton épargne
Selon ton épargne
Selon ton épargne
≈ 740–814 $/mois max
≈ 1 508 $/mois max ; ≈ 770 $ moyen
Timing des retraits vs statut de résidence
Souvent réimposé par le pays d'accueil
Disposition réputée au départ; pilote automatique ensuite
Récupération dès 93 454 $ ; SRG cesse après 6 mois
Pas de retenue provinciale — l'ARC fixe le taux

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